Pratiques
Crédit photo : Juliette Jaksch
« Le champ de l’éducation somatique est défini dans le dictionnaire Larousse de la Danse comme l’apprentissage de la conscience du corps en mouvement dans l’espace. Il regroupe des méthodes, techniques ou pratiques différentes […] »
« Les techniques ou pratiques somatiques sollicitent le corps du sujet comme corps-sujet au cœur de son intelligence propre. »
Le travail chorégraphique se fonde sur des explorations somatiques à travers le mouvement et la voix
Il consiste à réaliser des expériences de mouvement, gestuel et vocal. Celles-ci visent à développer la perception et la conscience de son corps, de son environnement, de ce qui les relie.
Plus particulièrement, la pratique se base sur le relâchement, tant corporel qu’attentionnel ou imaginaire. Ce relâchement ouvre à de nouvelles associations créatrices, corporelles, relationnelles et poétiques.
Il s’agit également de créer les conditions pour explorer nos géographies corporelles subjectives, et leur mobilité : en relation entre elles, à l’espace, à l’autre, au visible, à l’invisible.
Dans ce travail de l’instant ouvrant sur le passé et le futur, il est question d’accueillir ce qui se manifeste, de le reconnaître, et de le laisser se transformer.
La perception, la mobilité gestuelle et vocale se développent. Les sens guident, et font retour.
Les paysages corporels, peuvent alors rêver, se défaire, et faire place à de nouvelles associations
La pratique de la danse improvisation
La pratique de la danse improvisation se fonde sur une mise en disponibilité par le développement des perceptions, de l’attention et de la mobilité.
Il s’agit de se laisser toucher par l’image sensorielle globale qui se crée, de la reconnaître, voire d’en témoigner. C’est une manière de valider son expérience et d’ouvrir des possibles.
Les espaces de jeu et de composition individuels, collectifs, se révèlent et se transforment.
Il s’agit également de remettre en jeu les associations établies (entre sentir, percevoir, pensée, agir), afin d’être au plus juste dans le jeu des forces qui se présentent. Se déjouer de ce qui est réflexe, habituel, préconstruit, ou attendu, cultiver notre capacité d’invention, permet que les chemins aliénant se défassent, laissant d’autres voies apparaître.
Une écriture chorégraphique sous forme de partitions d’improvisation
Les partitions dans le champ de l’improvisation proposent des cadres d’expérience, des règles du jeu, qui ne pré-supposent pas de ce qui va être.
Elles constituent la chorégraphie voire la dramaturgie des performances.
Les matières chorégraphiques sont elles-mêmes constituées de partitions d’improvisation portant sur les modalités d’attention, de mobilisation, d’intention, de relation (entre les artistes, au temps, à leur milieu, dont le public).
Elles finissent de se créer au contact des publics successifs.